dimanche 20 août 2017

THE SNIVELLING SHITS - Terminal Stupid / I Can't Come


Combo formé en juin 1977 par trois journalistes de Sounds, Giovani Dadomo (vocals), Pete Makowski (guitar), Dave Fudger (bass) & Steve Nicol d'Eddie & The Hot Rods (drums). Leur single "Terminal Stupid / I Can't Come" sort en juin 77 après bien des péripéties, les ouvriers anglais choqués par le nom du groupe refusent de presser le disque, le pressage sera finalisé en France. Le Combo jette l'éponge en mars 78 après un concert au Rounhouse avec les Vibrators. En juin 78, Dadomo & Fudger enregistrent  une fameuse Peel session  sous le nom des Hits, une reprise de Jacques Dutronc "Et moi, et moi, et moi", "Bring Me The Head Of Yukio Mishima", 'Crossroads" & "Only 13". Ses articles et critiques ont fait de Dadomo une référence incontournable dans la relation de la scène punk et post punk. Le groupe apparait sur la compilation Streets avec le titre "Isgodaman?"sous le nom d'Arthur Comics? Un must d'humour hargneux.  Early brit punk.nugget.



A_Terminal Stupid
B_I Can't Come

(1977)

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SLAUGHTER & THE DOGS - Cranked Up Really High / The Bitch


Slaughter & the Dogs est un groupe de la banlieue de Manchester formé fin 74, leurs influences sont David Bowie, Lou Reed, New York Dolls, Roxy Music. Si leurs influences Glam sont évidentes, l'accélération aura lieu dés 76 ou ils écumeront les clubs: partageant l'affiche avec les Sex Pistols en juillet à Manchester, à Londres au Roxy avec les Pistols & les Damned fin 76...
Un son puissant, rythmique infernale ponctuée de chorus hérités du Glam, pouvant faire penser à Slade ou Mick Ronson, Wayne Barrett est un des meilleurs chanteurs de l'époque. Punk gem.

A-Cranked Up Really High
B_The Bitch

(1977)

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THE KILLJOYS - Johnny Won't Get To Heaven / Naive


Les Killjoys se forment en 1976 à Birmingham, Kevin Rowland (vocals), Gem alias Gil Weston (bass), Mark Phillips (guitar), Heather Tongue (vocals) & Joe 45 (drums) à l'origine un groupe glam "Lucy & The Lovers". Le groupe désireux de s'impliquer dans le punk fait ses bagages pour Londres début 77, le label Raw Records édite leur single " Johnny Won't Get To Heaven / Naive" en juillet 77, deux titres prometteurs. Après une année à écumer les salles punks, l'enregistrement en décembre 77 de sessions pour John Peel, le groupe se sépare en 78. Kevin Rowland fonde Dexys Midnight Runners en juillet 1978.


A_Johnny Won't Get To Heaven
B_Naive

(1977)

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THE STRANGLERS - (Get A) Grip (On Yourself) / London Lady


Hugh Cornwell a joué dans Emil & The Detectives au début des années 60, il quitte Londres pour enseigner la biochimie en Suède. De retour en 74, il s'installe à Guilford près de Londres ou il remonte Johnny Sox avec un nouveau line up (Johnny Sox est un groupe qu'il avait formé en Suède): Brian Duffy alias Jet Black (batterie) & le français Jean-Jacques Burnel (basse). Le groupe se renomme Wanderlust puis The Guilford Stranglers. Ils enregistrent une démo de 7 titres qui ne sera retenue par aucune maison de disques (cette démo figure sur The Early Years paru en 92 chez Castle Music). Dave Greenfield (claviers) intègre les Guilford Stranglers qui abrègent leur nom. Ils signent chez United Artists fin 76, "Grip / London Lady" sort le 28 janvier 77 et se hisse dans les charts. La basse martelante de JJ Burnel, l'orgue de greenfield, la gouaille et la voix rocailleuse de Corwell sont la marque de fabrique du groupe. Malsain, trouble, couillu ...

A_(Get A) Grip (On Yourself)
B_London Lady

(1977)

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THE 101 ERS - Five Star Rock 'n' Roll





101 ers single
Combo formé en mai 1974 par John Graham Mellor alias Joe Strummer, d'abord appelé El Huaso, puis 101 All Star et enfin The 101 ers, le nom est inspiré de leur squat au 101 Walterton Road. Difficile d'établir les différents line-ups, les 101 ers se produisent parfois avec une section cuivre de quatre saxophonistes voire plus dont le chilien Alvaro Peña-Rojas ou  Simon 'Big John' Cassell, Tymon Dogg au violon l'ami de galère de Joe qui lui a appris à jouer de la guitare...Pendant deux ans le combo produira un R'n'B effréné dans un esprit pas très éloigné de Dr Feelgood. Les 101 ers enregistrent leur unique single "Keys To Your Heart / Five Star Rock'n' Roll"  en mars 76 et qui paraît en juin chez Chiswick Records. Le lien entre le pub rock et le punk rock. Le combo fait la première partie des Sex Pistols au Nashville Rooms en avril 76, la révélation pour Joe
"Hier, je pensais que j'étais une merde; mais quand j'ai vu les Pistols, je suis devenu roi et j"ai décidé de me tourner vers l'avenir. Dès que je les ai vus, j'ai su que le rythm & Blues était mort et que le futur était à portée de main. La plupart des autres groupes feuilletaient le catalogue des Black Sabbath. Mais à entendre les Pistols jouer, j'étais convaincu qu'ils étaient le futur..." (Joe Strummer).


THE 101 ers - Five Star Rock 'n' Roll

01_Keys To Your Heart                                
02_Five Star Rock 'N' Roll
03_Surf City
04_Letsagetabitarockin'
05_Motor Boys Motor
06_Hideaway
07_Steamgauge 99
08_Silent Telephone
09_Sweety Of The St Moritz
10_Sweet Revenge
11_Five Star Rock 'N' Roll (Alternate Take)
12_Surf City (Alternate Take)
13_Keys To Your Heart (Alternate Take)

Joe Strummer (rythm guitar & lead vocals), Clive Timperley (lead guitar & vocals), Dan Kelleher (bass, keyboards & vocals), Richard Dudanski (drums & vocals) & Mole (bass 4,5,8 & 9)

Tracks 1, 2, 3, 11, 12, 13 BBC Studio's, Maida Vale, April 1976
Tracks 4, 5, 6, 7, 8, 9 Jackson's Studio's November 1975
Track 10 Pathway Studio's March 1976

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DEATH - For The Whole World To See


Trio de Detroit, Michigan, formé par les frères Hackney en 1973, ces titres enregistrés en 74/75 sont une formidable fusion des MC5, Stooges, Jimi Hendrix & Funkadelic. De véritables cavalcades préfigurant les Bad Brains...Ils jouent dans les clubs, mais leur communauté est plutôt versée dans le Philadelphia Sound et ne comprend pas ce déluge d'énergie. Peu d'intérêts également des maisons de disques pour produire un groupe de blacks portant un nom aussi nihiliste, seuls ces sept titres sont enregistrés (ils marineront près de 35 ans au fond d'un tiroir), un single "Politicians In My Eyes / Keep On Knockin' " parait en 76 sur Tryangle. Ils sortiront deux albums de rock gospel en 80 et 82 sous le nom de 4th Movement. Un fantastique Detroit power trio. Incandescent.  


DEATH - For The Whole World To See (1974-75)

01_Keep On Knocking
02_Rock-N-Roll Victim
03_Let the World Turn
04_You're a Prisoner
05_Freakin Out
06_Where Do We Go From Here???
07_Politicians in My Eyes

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KIM FOWLEY - I' m Bad


Appelé le Dorian Gray du rock, Kim Fowley est né en 42 à Manille, passionné de musique, il sera un découvreur-producteur dés la fin des années 50. Il enregistre sous son nom son premier Single en 63, est dans le Line-up des Mothers of Invention sur Freak Out (1965) et sort son 1er LP en 67. Dans sa discographie pléthorique "I'm Bad" (72) brille par son décalage des autres productions de l'époque. Un immense disque lancinant et profond, une merveille.
Acteur clé en musicien ou producteur (Orchids, Runaways...) il traverse les décennies avec classe...

KIM FOWLEY - I'm Bad (1972)

A1_Queen Of Stars
A2_Forbidden Love
A3_Man Of God
A4_Human Being Blues
A5_I'm Bad

B1_California Gypsy Man
B2_It's Great To Be Alive
B3_Red China
B4_Gotta Get Close To You
B5_Let It Loose

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samedi 19 août 2017

SCREAMING DEAD - Valley Of The Dead EP


Quartet formé en 1980 à Cheltenham par l'ex-The Waste Sam Missile alias Simon Bignall (vocals), Tony McCormack (guitar), Mal Page (bass) & Mark Ogilvie (drums).
"Ma sœur était à Londres au St Martin's Art College, elle est rentré à la maison un jour et m'a parlé d'un groupe incroyable qui a joué dans son école The Sex Pistols. Peu de temps après, ils avaient pris de l'ampleur, et malgré que tout mon entourage disait qu'ils étaient dégueulasses j'étais attiré par le truc...Ma sœur était impliquée dans les débuts de la scène punk elle fréquentait le 100 Club et sortait avec un membre des Suspects qui apparaissent sur le "Live At The Vortex". Je suis parti là-bas, trainé à King's Road, je voulais mon propre groupe...(Sam Bignall).
Le groupe finance son premier EP qui sort en 82 sur leur propre label Skull Records en 1000 exemplaires, rapidement épuisé le single est réédité par No Future Records...Fast punk..


A_Valley Of The Dead
B1_Schoolgirl Junkie
B2_ Lilith


(1982)

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SUBHUMANS - Demolition War EP


Combo formé à Trowbridge, Wiltshire, en 1980 par l'ex-Mental Dick "Mental" Lucas, les ex-Stupid Humans Bruce Treasure (guitar), Herb (bass) & Andy Gale (drums). Le groupe se produit avec Discharge, Mob... Herb et Andy quittent la formation avant l'enregistrement du premier EP, Grant Jackson (bass) ainsi que Trotski (drums) intègrent Les Subhumans. Le groupe fait forte impression sur Flux Of Pink Indians qui les signe sur leur label Spiderleg Records."Demolition War" parait en 1981...
Dick partage sa vision d'un monde qui a failli avec Crass, les Subhumans seront un des meilleurs groupes de ce que l'on définit comme l'anarcho-punk....Similarities in Emergency & Madness with American Punk Band Dead Kennedys. Colossal EP...

A1_Parasites
A2_Drugs Of Youth
A3_Animal
B1_Society
B2_Who's Gonna Fight In The Third World War?
B3_Human Error

(1981)

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vendredi 18 août 2017

ONCE UPON A TIME VOL 85 - U.K. '82 # 2


"Si la première vague punk était une brise d'air frais, le seconde fut un coup de pompe dans les couilles" (K Morris of Xtract)

Vol 85 - U.K. '82 # 2

01_UK Subs - Endangered Species (London, Greater London, '82)
02_Blitz - Voice of a Generation (New Mils, Derbyshire, '82)
03_Cock Sparrer - England Belongs to me (London, Greater London, '82)
04_System - Dogs of War (Birmingham, West Midlands, '82)
05_Riot/Clone - Neu-Devestation (London, Greater London, '82)
06_Porno Cassettes - Your Face a Fucking Disgrace (London, Greater London, '82)
07_Icons of Filth - Your Military (Caerdydd, Wales, '82)
08_Rubella Ballet - Belfast (London, Greater London, '82)
09_Red Alert - In Britain (Sunderland, Tyne & Wear, '82)
10_Reality - Acceptable Death Loss (King's Lynn, Norfolk, '82)
11_Living Legends - Island Wars (Swansea, Wales, '82)
12_Legion of Parasites - Exploit Control Manipulate (London, Greater London, '82)
13_Abrasive Wheels - Vicious Circle (Leeds, West Yorshire, '82)
14_Subhumans - Reason for Existence (Trowbridge, Wiltshire, '82)
15_Drongos for Europe - Death's a Carrer (Birmingham, West Midlands, '82)
16_Screaming Dead - Valley of the Dead (Cheltenham, Gloucestershire, '82)
17_Chaos UK - No Security (Bristol, City of Bristol, '82)
18_Zounds - Did He Jump ? (Oxford, Oxfordshire, '82)
19_Flux of Pink Indians - Progress (Bishops Stortford, Hertfordshire, '82)
20_Enemy - Fallen Hero (Derby, Derbyshire, '82)
21_Undead - Dead Revolution (Bristol, City of Bristol, '82)
22_Ejected - Fast 'n' Loud (Dagenham, Greater London, '82)
23_Faction - Obligatory War Song (Hackney, Greater London, '82)
24_Samples - Fire Another Round (Worcester, West Midlands, '82)
25_Mayhem - Dogsbody (Southport, Merseyside, '82)
26_Exploited - Computers Don't Blunder (Edinburgh, Scotland, '82)
27_Resistance 77 - Nottingham Problem (South Normanton, Derbyshire, '82)
28_Dead Wretched - No Hope for the Wretched (Birmingham, West Midlands, '82)
29_Fits - Straps (Blackpool, Lancashire, '82)
30_London PX - Arnold Layne (London, Greater London, '82)

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jeudi 17 août 2017

PETER & THE TEST TUBES BABIES - Banned From The Pubs EP


Combo de Brighton, formé en 1978 d'abord sous les noms de Restriction, The New Originals puis The Cornflakes et pour finir Peter & The Test Tube Babies. Le line-up original: Peter Bywaters (vocals), Derek "Del" Greening (guitar), Chris "Trapper" Marchant (bass) & Nicholas "Ogs" Loizides (drums). Le groupe apparait dès 78 avec "Elvis Is Dead" sur la compilation du label Attrix Records "Vaultage '78". Garry Bushell les inclut dans ses compilations "Oi! The Album" (1980) & "Carry On Oi!" (1981) avec son apparition dans "Punk & Disorderly" (Abstract, 81) avec "Banned From The Pubs" le groupe fait partie des groupes majeurs de la seconde vague punk...Leur premier EP sort en 82 sur No Future Records. Devastating sense of humor, fast punk. Punk Anthem...


A1_Banned From The Pubs
A2_Moped Lads
B_Peacehaven Wild Kids

(1982)

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MOPO MOGO - Allein


Un gars de Colmar, Didier Ruyer alias Mopo Mogo qui a fait plutôt fort, un unique single en 83, vital et primal. Inamovible. Allein est une anthologie parue en 2010 sur Euthanasie Records. Un must de minimalisme hardcore... Ci-dessous l'intégralité de l'excellente interview de 2010 par Jolicoeur.

- Par quoi va-t-on pouvoir (pouvoir connard!) commencer ?
- Ce dont je voulais vous parler pour commencer, c'est que bien entendu, après presque 30 années, ma
mentalité a beaucoup changé. Le fait d'avoir 2 enfants autistes, automatiquement je vois la vie quelque peu
différemment. Et donc la chose que je peux dire, c'est que je ne regrette pas du tout ce que j'ai fait dans
les années 80, c'est une évidence, que bon maintenant... C'est vrai que quand j'écoute les textes de l'époque, bon bin je me dis que je ferais plus les mêmes. Mais je fais d'autres choses où les textes sont différents mais sont toujours entre guillemets politiquement ou religieusement engagés.
- Tu ne fais plus de textes aussi crus et aussi violents, tu veux dire ? 
-Disons que tous les textes que je fais maintenant, sont... Ils ont toujours un message qui passe quoi! J'ai toujours essayé de faire passer quelque chose. Sauf que je suis plus positif, ce n’est pas le mot, mais entre guillemets plus objectif et plus réaliste ! Mais c'est vrai que par exemple il y a des textes où je dis "Religion, religion, croyez au grand patron, religion, religion, vous êtes vraiment trop con", maintenant, je ne pourrais plus dire les mêmes choses.
-Tu fais donc encore de la musique ?
-Je prépare un CD avec les morceaux punks que je fais maintenant, dont un des morceaux est dans la chose que veut faire David. Je ne sais pas si tu as entendu une reprise de "Pouvoir" que j'aie faite avec Raphaël, tu te souviens de Raphaël ?
-Ouais, un punk suisse qui était passé chez toi il y a 7/8 ans environ, non ?
-Ouais, en fait, il était resté 3/4 jours à la maison et je lui ai fait écouter des morceaux punks que je faisais et il en a choisi un, il a dit, ça ce serait bien, on pourrait reprendre le texte de "Pouvoir". On a repris les textes de "Pouvoir" et de "Fuck off" et on les a chantés, je ne sais pas si je te les avais fait écouter ?
-Si, tu me les avais fait écouter... Mais là, c'est dans ce que t'as envoyé David ?
-David, il m'a envoyé ça. Donc, il y a "Pouvoir" remasterisé, "Fuck off" remasterisé, Le Curé De La
Lune, le morceau "Création" remasterisé, il y a ce truc là qu'on a fait ensemble avec Raphaël où Nanda fait des cris derrière et le morceau termine avec la fin de "Pouvoir" original... Et puis il y a 3 morceaux du concert au Marcaire. Si je peux faire une anecdote sur le concert, c'est que c'est passablement joué, pour la simple et bonne raison que j'étais un peu passablement éméché et que c'était au mois de janvier 83. Il est tombé 30cm de neige. J'ai voulu faire une entrée par derrière le caveau, parce que j'avais pris un ami à moi qui faisait des bruitages et je lui dis, tu commences par des bruitages, des bruits d'animaux, etc...
-Ca s'entend d'ailleurs sur le live...
-Ouais, et je dis, quand tu lances tout ça, les gens vont regarder vers l'entrée et en fait moi, je
viendrais par derrière et je rentrerai par une porte de secours et d'un seul coup je me mettrai à jouer, tu
vois pour faire l'ambiance. Le seul problème, c'est que j'ai attendu 10 minutes derrière la porte, donc avec moins 15 dehors, j'étais gélifié, j'avais les mains qui était glacées alors je n’ai pas réussi à faire les
accords...ça a donné ce que ça a donné !
-C'est presque du Spinal Tap ?
-Hé! Hé! Ouais, ça c'est l'anecdote du concert au Marcaire mais par contre, j'ai fait un concert à
Berlin qui a été enregistré et que j'ai écouté. C'était absolument super, l'enregistrement, tout ça et là
j'avais vraiment bien joué.
-Tu l'as écouté à l'époque ?
-Ouais, je l'ai écouté à l'époque, chez Mitch, le chanteur de Biggy Fozz et organisateur des concerts punk du centre autonome de Fribourg. Un jour, je suis arrivé chez lui et avec des autres, ils écoutaient le concert de Mopo Mogo à Berlin. Je lui ai demandé qu'il me fasse une copie et ça a été oublié comme des tas de choses parce que je partais dans un autre truc...
-Quelles sont les choses qui t'ont marqué à cette époque ?  
-Les choses qui m'ont marqué beaucoup, bin ça a été le festival du AZ en 82 avec Die Toten Hosen et
Toxoplasma. En fait à ce festival de Fribourg, il y avait Die Toten Hosen, Toxoplasma, Harnröhre, Daily Terror, Total Oral, Biggy Fozz, Mopo Mogo et un autre groupe de Strasbourg mais j’ai oublié le nom. *
-C'est ce festival qui t'a un peu ouvert la voie ?
-Bin, quand j'ai fait ce festival punk, Toxoplasma sont venus me voir et m'ont demandé si je ne voulais pas faire une tournée en Allemagne avec eux. Ils étaient super sympas !
-Et tu l'as faite cette tournée en Allemagne avec eux ?
-Non, parce qu'à l'époque je travaillais... Fallait bien payer les amplis... Donc je n’ai pas fait la tournée avec eux en Allemagne mais quand je suis allé jouer à Berlin, avant on a fait un concert à coté de Stuttgart et ils ont joué avec nous. Pour le concert il y avait Harnröhre, Biggy Fozz et Mopo Mogo. On a dormi sur place et on est monté directement à Berlin. On a joué avec des groupes de Berlin du quartier du Kreuzberg.C'était super! Il y a eu une ambiance tout de suite. J'ai commencé à jouer et comme je chantais en français, d'un seul coup quand j'ai fini mon premier morceau, j'ai entendu des gens dans la salle "hey, mais t'es d'où ? De Paris? De Lyon ?" J'entendais des français un peu partout dans la salle et ma foi, ça a été un super concert à 10 mètres du mur. C'était dans un squatt et les fenêtres étaient fermées avec des matelas parce qu’il ne fallait pas qu'on puisse voir des lumières depuis Berlin est et alors, ils avaient enlevé les fenêtres et avaient mis des sortes de matelas ou de rideau, ce qui fait que des punks de Berlin est écoutaient le concert mais de l'autre coté du mur. L'anecdote de ce concert, c'est qu'ils ont failli ne pas me laisser sortir de Berlin. Parce qu'à l'époque, il y avait à peu prés 200 km à faire en Allemagne de l'est pour arriver jusqu'à Berlin, et donc tu devais obligatoirement faire un passeport sur place, une sorte de laisser passer avec des photos que tu devais prendre sur place. Donc nous, on avait nos crêtes et tout ça... Donc moi, j'ai pris une photo, ils m'ont fait le laissez-passer, ça passait sous un tunnel, enfin c'était assez affolant. T'avais un premier poste frontière, ensuite t'avais à peu près une cinquantaine de mètres de tapis roulant et ça allait à un 2eme poste frontière, donc, tu posais tous les papiers sur le tapis roulant, tac ! Ca partait, tu roulais doucement avec la voiture et quand t'arrivais à l'autre poste frontière, ils avaient vérifié les papiers et seulement là, ils te laissaient
traverser l'Allemagne de l'est. Donc t'avais des miradors à l'entrée comme tu vois dans les films, miradors avec des mecs avec des fusils mitrailleurs partout, des barbelés, bref... Donc tu devais rouler à 50km/h, maximum 70 km/h où c'était indiqué sur des routes hyper nickelles et tu pouvais sortir que dans les aires de repos qui étaient indiquées juste pour boire un coup. Tu ne pouvais pas aller ailleurs que la route. C'était tout grillagé de toute façon.

-T'avais qu'une chose à faire, c'était rouler sur 200 km quoi ?
 -Ouais! Et donc quand t'arrives à Berlin, tu rentres dans le quartier bourgeois. Et au fur à mesure
que tu rentres dans Berlin, ça se dégrade et t'arrives au Kreuzberg. Et là, c'est entre guillemets, le chaos. Donc on a fait le concert et on a dormi. Et au retour quand je suis passé au poste frontière, j'ai donné mon passeport...
-Et là, t'avais changé de couleur de cheveux dans la nuit ?
-Non ! T'avais pas intérêt à changer tes cheveux. Non, c'est que j'ai les yeux verts noisettes. Et à
l'aller, il ne faisait pas beau, quand on est revenu le lendemain, il y avait un super soleil, mes yeux
étaient tout verts. Et donc, je suis passé, il a regardé et il a dit : Non, non, vous autres, vous pouvez
aller mais lui il reste là parce que ce n’est pas lui qui est sur la photo. Alors ça a duré une heure et là
j'ai eu les boules ! Parce qu'il insistait, il poussait même les autres, il disait : Allez, foutez le camp !
-Mais c'était pour te faire chier, non ? Il devait bien savoir que les yeux peuvent changer de couleur selon la lumière ?
-Bien sûr ! Ca se voyait bien que c'était moi, mais c'était pour emmerder ! Parce qu'en même temps,
c'était assez facile de faire une crête à peu prés pareille... En tous cas, on est resté une heure et de
toute façon, les autres ne seraient pas partis sans moi. Ca s'engueulait en allemand. Moi je ne comprenais rien, je me disais juste, pourvu qu'ils trouvent une solution. Et puis bon, après une heure, ils m'ont laissé partir. Ca, c'était pour l'anecdote. Maintenant, il y a plus ce souci... *
-Je dirais presque que c'est dommage parce que t'as vécu quand même quelque chose d'exceptionnel!
-Ce truc là, à Berlin, ça m'avait marqué. Parce que le fait de jouer avec Toxoplasma, tout ça, d'être remonté, d'avoir traversé Berlin, de jouer. En plus, il y avait une super ambiance. Et puis bon, j'avais jamais vu autant de punks de ma vie. Quand on est arrivé dans le Kreuzberg, tu voyais des crêtes de tous les cotés! Rien qu'en arrivant, tu devais avoir sur la place peut être 200 punks.
-Et le punk était coloré à cette époque ?
-Ah oui, à l'époque, il y en avait qui se trimbalait avec des machins de 40 cm sur la tête.
-Et toi aussi, tu étais crétin ?
Non, j'ai eu une crête à une époque, toute simple. Une crête classique, noire et jaune mais j'avais surtout une coupe à la Johnny Rotten, mais par contre, j'étais toujours bien coloré, rouge, vert...
-Toujours maintenant, d'ailleurs ! 
-Ouais! Hé, hé... *
-Mais comme sur "Chaos En France", t'avais un look assez particulier. T'avais quoi, t'avais une casquette de marin avec un caban?
-Là, je m'étais fait un look assez rigolo parce que j'avais trouvé une veste de smoking sur laquelle j'avais mis de la peinture. J'avais la crête noire mais là, pour la photo j'avais mis une casquette de marin.
-Ce qui fait que sur la photo, tu fais plus marinier que punk...
-Ouais et ça va de soi, la photo a été prise dans un endroit sombre... C'était tout simplement les toilettes publiques de Colmar...
 -On va quand même parler du début. Je voulais savoir comment tu en étais arrivé au punk ?
-Alors là, ça va te faire rire. C'est Plastic Bertrand ! Parce qu'en 1977 quand il a sorti "Ca plane pour moi", ça m'a flashé !
-T'avais quel âge à cette époque ?
-17 ans et j'avais les cheveux longs et j'écoutais beaucoup de hard rock et de la variété ... Et d'un seul coup, on entend Plastic Bertrand à la radio. "Ca plane pour moi" et ça m'a flashé. Pourtant c'était très différent de ce que j'écoutais mais il m'a flashé et j'ai acheté le 45tours. Ce qui m'a surpris c'est quand j'ai écouté la face B, c'était aussi bien même mieux, parce que là Mamamama pogo pogo, ça m'a plu plus que la face A.
-Et c'était à Colmar ?
-Non, à l'époque, je vivais dans les Vosges, à Fraize. C'était un patelin très... retiré si tu préfères. Et je ne trouvais rien dans la musique, dans les disques qui ressemblait à ce morceau de Plastic Bertrand. J'avais même jamais entendu parler de groupes punk, ni rien du tout. Et un jour en regardant la télé,
il y a un reportage et c'était un reportage punk sur ce qui se passait en Angleterre. Et là j'ai découvert les punks à travers ce reportage qui durait une heure. Les Pistols, Clash et tout ça... Mais bon, ce n’était pas évident de retenir les noms. Mais ça m’a quand même parlé si je puis dire...
-Parce que t'habitais dans un village ?
-Ouais, un petit village dans les Vosges a à peu prés une quarantaine de kms de Colmar.
-Donc vraiment un trou perdu ?
-Ce n’est pas que c'est perdu mais ce n’était pas informé quoi ! Le seul dépôt de disques qu'on pouvait trouver, c'était où on achetait une chaine hifi et on trouvait que des trucs que tu entends à la radio ou des disques de hard rock mais le punk n'était pas arrivé jusque là-bas. Et puis bon, si tu veux ça passé.J'écoutais souvent "Pogo pogo" et ensuite il a sorti "Sentimental moi" et je me retrouvais pas dedans. C'était déjà très différent. En 1979, je suis parti vivre à Colmar et là-bas, il y avait plus de facilités.
-Parce que, il y avait des punks qui trainaient là-bas ?
-A l'époque, ouais. Mais comme j'étais avec de amis à moi qui était plus baba cool et qui écoutaient plus Ange ou des groupes comme ça. Ils n’étaient pas très orientés, par contre il y avait un ami à moi qui écoutait de la new wave, et il m'a fait écouter The Cure. J’ai tout de suite apprécié et il m’a fait découvrir une discothèque, le Marcaire.
-Là où tu as fait le concert ?
-Exactement. C'était un caveau et ils étaient hyper branchés new wave. Et alors j'ai découvert Cure,
Billy Idol, Charles De Goal, Métal Urbain, Depeche Mode, etc... Et puis de là, il y avait des punks du centre autonome de Fribourg qui venaient de temps en temps parce qu'ils connaissaient la patronne. Et de là, j'ai découvert le centre autonome, j'ai rencontré mon ami Achim, qui était le chanteur de Total Oral et là j'ai le 45t de Plastic Bertrand "Ca plane pour moi"
-C'était en quelle année ça ?
-Bin, en 81... Et c'est là que je suis allé chez le coiffeur et que je me suis fait une crête, et hop, c'était parti!
-Ta mère a dû être contente...
-Ah bin c'est sûr que le choc... Surtout quand je suis venu la voir avec le perfecto et le rat dans la poche. Et puis j'ai découvert tout de suite les groupes de l'époque, les Dead Kennedys, Discharge, Bad Brains, Peter And The Test Tube Babies. Et puis Killing Joke qui m'a aussi beaucoup marqué. Et donc ça m'a pris aussi l'idée de faire de la musique. Alors comme je ne savais pas jouer de la guitare mais que j'avais vu des groupes qui jouaient en accord ouvert alors j'ai accordé ma guitare comme ça et je jouais qu'en barré. J'ai mis une super distorsion et puis c'était parti quoi ! Ouais, mais ce qu'il y a, c'est que ça a été très vite. En l'espace de quelques semaines, j'avais déjà commencé un répertoire. Et puis Achim, mon copain de Total Oral qui est maintenant directeur d'un centre pour enfants à Mulhouse, tu vois comme quoi... C'était pas mal ce qu'il faisait lui aussi. Ils étaient à 2, lui guitare/chant et le batteur Ralph, jouait debout, tu sais comme les Stray Cats. C'était punk rock mais bien construit. Donc j'ai commencé à jouer dans mon studio. Pas mon studio d'enregistrement, le studio dans lequel j'habitais. Bien entendu, j'attendais que tout le monde parte, parce que c'était que des bureaux et je commençais à jouer. Mon système était très simple, j'avais une pédale de distorsion avec 2 sorties. Une des sorties allait dans un ampli avec un son saturé, et la deuxième sortie je passais la même guitare mais avec des effets phaser, etc. Ce qui fait que j'avais 2 sons de guitares très différents.
-Et t'avais jamais joué de guitare avant ?
-Non ! Mais tout en accords ouverts et comme je me sciais les doigts, je mettais du scotch. Et la
boîte à rythmes était une boîte à rythmes classique qui ressemblait pas mal à celle de Métal Urbain, parce qu'à l'époque, on avait rien d'autre, on avait ce qu'il y avait sur le marché. Et j'avais aussi un synthétiseur, un Korg. C'était un synthétiseur d'effets avec des fiches. Donc je cherchais des explosions, je cherchais tout ça, je le mettais aussi par terre et quand je donnais un coup de rangers sur le clavier, ça explosait. Si je changeais les fiches, ça faisait du vent. Donc, c'était à droite la boite à rythmes, à gauche le synthétiseur, la guitare en accords ouverts, le micro, 2 amplis derrière, boom ! Ca partait !
-Et donc, tu veux dire qu'à partir du moment où tu as découvert le punk underground on va dire,  quelques semaines après tu avais le look, tu as fait de la musique et t'avais déjà un répertoire ?
-Quelques semaines après, j'avais déjà fait mon premier concert. Ca a été très, très vite !
-C'est incroyable ça! Alors qu'avant tu étais plutôt branché hard rock et t'avais les cheveux longs ?
-Ah oui! La transformation s'est faite en quelques semaines, et puis d'un seul coup ils avaient l'habitude de voir Momo le punk à Colmar avec sa crête. Disons qu'en quelques semaines je suis devenu la curiosité de Colmar.
-Et comment t'étais perçu en tant que punk à Colmar ?
-Tantôt bien, tantôt mal ! C'est qu'avec ma crête et un rat sur l'épaule, ce n’était pas du goût de tout le monde.
-T'avais pas de problèmes avec les beaufs ou avec les rockabilly ?
-Avec les beaufs comme tu dis, c'était même plutôt sympa, ils rigolaient pas mal mais ils ne m'ont jamais embêté. C'était différent avec les douaniers, ils m'ont fouillé plusieurs fois dont une fois en intégral. Pour les rockabilly, un de mes meilleurs copains, Fredi (110kg de muscles) était le "chef" des rockabilly de Colmar... On aimait bien écouter ensemble les Stray Cats.
-Et dans ton travail ?
-Le directeur de la papeterie (Mr Flossia) où je travaillais, était très sympa. Et puis pour lui, tant que je faisais mon travail, le reste, il trouvait ça original.
-Y'avait il d'autres punks à Colmar ?
-Ouais, quelques uns, mais ils n’étaient pas aussi excentriques. Il y avait mon ami Philippe et
aussi Hervé, un skinhead très sympa avec qui je passais la plupart de mon temps à Fribourg, là c'était
différent, il y avait pas mal de punks de toutes les couleurs.
-Revenons en à ton évolution dans le punk, comment ça s'est passé exactement ?
-J'ai tout de suite fait mon premier concert au Crash, enfin au centre autonome de Fribourg. C'était réparti en plusieurs salles, la salle de concert, la salle pour les hippies, enfin... Les babas, où ils écoutaient du jazz et tout ça. Tout le monde était ensemble, ça aussi, c'était un truc qui était assez surprenant. On côtoyait tant les punks, que les skinheads, que les babas cools, que les rockabillys. Tout le monde arrivait avec son look, avec sa musique. Et alors, ils avaient fait un endroit pour tous et le Crash, c'était pour ceux qui écoutaient du punk hardcore. Et c'était assez surprenant parce que l'ambiance était très ouverte, il y avait pas de tabous, ni rien. Et donc, j'ai fait un concert au Crash, j'ai demandé à Achim... Comme ça improvisé, on a pris des amplis, j'ai mis les 2 amplis derrière comme je faisais dans mon studio. Pam! Pam! Je suis parti un vendredi soir ou un samedi je sais plus, et j'ai fait mon premier concert. Tout le monde est resté baba, parce qu’ils n’avaient jamais vu quelqu'un qui jouait comme ça tout seul et qui faisait autant de bruit.
-Quelques semaines seulement après avoir découvert le hardcore ?
-Je ne veux pas dire trois mois mais... ça n’a pas dépassé les 4 mois! Et tout de suite quand j'ai fait ça, Mitch m'a dit qu'ils organisaient bientôt un festival avec Toxoplasma, Daily Terror, Biggy Fozz etc… et il m'a demandé si je ne voulais pas faire l'ouverture.
-C'était en quelle année ça ?
-Je sais plus... C'était fin 81 ou début 82. J'ai plus les dates tu sais. Mais la poussée punk a commencé entre 80 et 81. La découverte du centre autonome ça devait être mi 81 par là et fin 81, j'étais déjà dedans et boom ! Après c'était parti. J'ai fait ce festival, quelques autres concerts toujours au AZ, une tournée jusqu'à Berlin, et deux concerts en France. Un à Colmar et l’autre à Munster au Caveau du Marcaire (le concert que David a remastérisé). Et puis il y a eut le contact avec Stéphane (Punky de Chaos Productions / Komintern Sect) de Chaos en France. On les avait fait venir pour un concert inoubliable pour Stéphane, parce qu'ils étaient dans un état... Ils ont vraiment bien joué (Komintern Sect le 7 mai 1983), mais ils étaient bourrés ! Mais bon, on est resté ensemble avec lui et puis Thomas et je leur ai fait écouter la k7. Ils ont trouvé pas mal et je leur ai laissé la k7 et après ils m'ont contacté pour la compile "Chaos En France". Mais entre temps j'avais fait la compilation "Colmar Futur" et je commençais à être sollicité par Roland pour jouer dans Cry Havoc et je jouais beaucoup moins parce que ça m'a plus plu d'organiser des concerts avec Philippe mon copain français qui était resté en Allemagne, et Mitch. Et là, tous les groupes que j'aimais j'ai pû les voir directement. Et même boire un coup avec eux, comme avec Bad Brains, c'était absolument dément. Ils étaient vraiment éclatés ! Les Peter And The Test Tube Babies, eux nous ont fait un super concert, et les Toy Dolls, alors là, le mec à la guitare, je me demandais comment il faisait ça. Et alors sur scène... Tu sais Toy Dolls ils avaient des morceaux très rapides et des morceaux plus lents, mais en fait sur scène, tout était à la même vitesse ! Et puis aussi les Lords Of The New Church, c'est là que j'ai découvert que le chanteur était plutôt petit. Les Gun Club mais le concert était... c'est pareil, ils étaient défoncés.
-Et toi par rapport à la drogue ?
-Ah, non, jamais ! C'est à dire si ! Des joints mais j'ai jamais touché aux drogues dures. Par contre des copains à moi, il y en a un paquet qui sont partis.
-Pas d'excitant donc ?
-Non ! Parce que la musique punk, le hardcore me percutait tellement émotionnellement que j'avais
besoin de rien d'autre. Par contre, je picolais et je fumais beaucoup. Le whisky coca, la bière, ça
descendait !
-C'était quoi les groupes que tu écoutais à l'époque ?
-Et bien j'écoutais Mopo Mogo, Pomo Gomo, Mogo Pogo, Gomo Momo, Momo Pogo etc... les classiques quoi!!! Bien ! Fini de blaguer. Une interview c'est sérieux !! Disons que j'écoutais beaucoup de groupes connus et moins connus. Par exemple Abwärts a fait un concert du tonnerre en 82 au AZ à Fribourg ainsi que Die Toten Hosen au festival dont j'ai fait l'ouverture... Autrement, je peux te faire une liste très incomplète sans ordre de préférence vu que je vais rassembler mes souvenirs au fur et à mesure : Mopo Mogo, Pomo Gomo... non... promis j'arrête ! Dead Kennedys, Hüsker Dü, Discharge, G.B.H., Toy Dolls, Peter And The Test Tube Babies, The Ramones, les Pistols, The Clash, The Cure, Bauhaus, Killing Joke, P.I.L., Toxoplasma, Daily Terror, Métal Urbain, Gogol, Les "Chaos En France" évidement, The Beat, Charles De Goal, Plasmatics, Crass., Love & Rockets, Virgin Prunes, Police, Exploited, Stray Cats, Téléphone, Trust, Metallica, Judas Priest, Dead can Dance, Bad Brains, Lords Of The New Church, les Bérus etc....je dois en oublier pas mal, mais beaucoup de noms m'échappent....
-Quels sont ceux qui t'ont influencé ?
-Tous je crois, mais jouant seul avec une boite à rythme, je ne pouvais pas m'embarquer trop loin.
-Tu travaillais à coté ?
-Bin, oui ! Il fallait bien que je ramène de l'argent!
-Tu travaillais où ?
-J'étais en fait dans ma profession, puisque j'ai fait des études de papetier et donc je travaillais sur une machine à papier à Turckheim, en équipe, ce qui me permettait d'avoir du temps libre. Mais j'avais pas tous mes weekends. C'est d'ailleurs pour ça que j'avais pas pû faire la tournée avec Toxoplasma parce que je pouvais pas laisser mon travail. C'était beau l'histoire du punk no future mais on avait pas d'autres moyens d'avoir de l’argent que de travailler ou de faire du trafic ou de vivre de sa musique, mais j'en étais pas là!
-Et c'est à cette époque là que tu étais D.J. aussi ?
-Ouais, parallèlement! D'abord au Marcaire, je remplaçais quelques fois le D.J. Je sais plus son nom, c'était un américain... Ah si ! Norbert ! Mais pas beaucoup de fois je l'ai remplacé. Par contre après, en 85, au caveau du poisson rouge à Turckheim, je l'ai été plus souvent avec mon ami Patrick qui lui était disc jockey attitré. Il faisait ses études et quand il était pas là, je le remplaçais. C'était disons bien new wave. On passait du Killing Joke, Dead Can Dance, Cure... etc
-Et pour revenir à Mopo mogo, le disque, c'est toi qui l'avais sorti ?
-Ouais, ça c'était en 82 ou début 83. C'était dans la lancée de ma découverte du punk. J’ai tout de suite cherché à faire un 45 tours.
-Et il te venait d'où ce surnom de Momo (pogo) ?
-De Monalisa... j'avais équipé mon Autobianchi abarth avec laquelle je faisais des courses et des slaloms (de 1979 à 1981) avec une CB. Mon surnom était Monalisa. Mais tout le monde a vite trouvé que c'était trop long, alors ils ont raccourci à Momo.
-Et Mopo mogo, Momo pogo, c'était à cause de la chanson de Plastic Bertrand ?
-Non. C’est qu’au départ je me suis appelé Allein (seul), mais les copains Allemand ils aimaient pas, ils préféraient Momo... et alors j’ai utilisé le pogo (la danse des punks) et momo vu que les copains criaient pendant le concert "Momo pogo". Au lieu de Momo pogo j’ai intercalé les syllabes Mopo Mogo.
-Et Le Curé De La Lune, pareil, c'est toi qui l'a sorti ? 
-En 83, le Curé De La Lune... Bin, comme il y avait des autres groupes à Colmar, il y avait Non Coupable et comment ils s'appelaient les autres... Faudrait que j'aie la pochette sous le nez (NdJC: Assurance Vie et Los Crados). Non Coupable, je m'en rappelle bien parce que c'était le groupe de mon ami Francis Keller qui est devenu un dessinateur attitré dans le Haut Rhin pour faire des bandes dessinées sur l'Alsace et tout ça.
-C'est lui qui a fait la pochette ?
-Ouais, c'est lui. En fait, c'est le quartier le plus vieux de Colmar avec la maison Pfister, une maison qui date du XVIème siècle et qui a vraiment une histoire. Et donc on a pris la photo, enfin il a dessiné la pochette. Par contre l'idée était de moi. C'est moi qui ait contacté les groupes mais on a fait la compile ensemble.
-C'est assez différent de Mopo Mogo en fait Le Curé De La Lune ?
-J'avais fait un truc assez batcave parce que je commençais à écouter beaucoup Virgin Prunes.
-Et pourquoi t'as changé de nom ?
-Bin parce que la musique était différente. Mais je sais pas comment ça m'est venu de m'appeler Le Curé De La Lune...
-Et c'était quoi tes influences ? Parce que tu as commencé à répondre mais tu parles que de Virgin Prunes.
-Oui, parce que la composition (mis à part le texte) était très proche d'un morceau de Virgin prunes, mais je ne me souviens plus du titre.
-Et t'as fait d'autres enregistrements avec Le Curé De La Lune ? Ou des concerts ?
-Non, parce que je jouais basse, batterie, guitare. Comme je jouais de tous les instruments. Bon c'est 2 accords tout simple !
-Et tu jouais de la batterie aussi ?
-Ouais. Une batterie électronique et il y avait ma boite à rythmes derrière. Et donc j'avais pas assez de bras pour tout faire en même temps !
-Et donc à ce moment là, Mopo Mogo c'était fini ?
-Je crois qu'après Le Curé De La Lune, j'ai plus fait de concerts. Parce que j'étais plus pour aller voir des concerts, voir les groupes... Et puis j'étais tellement bien avec mes amis de Fribourg que j'étais tout le temps avec eux pour préparer les concerts, pour les aider dans la salle, pour aller chercher la bière, parce qu'il fallait bien boire. Donc en fait, ça me plaisait presque plus d'être avec eux pour organiser et voir les groupes quoi !
-C'est à ce moment là que tu as fait Cry Havoc ?
-Voila, c'est là que j'ai été sollicité par Roland, parce qu'il avait monté son groupe et il est venu me demander si ça m'intéressait de chanter. Je lui ai dit oui mais moi je chante en français, parce que je sais ni parler allemand ni anglais. Il m'a dit non, en français, mais on veut des textes qui nous conviennent. Donc j'ai fait des textes qui parlaient de spiritualité, de vie après la mort et tout ça, il m'a dit j'aime bien, ça va.
-Et qu'est ce que vous avez fait avec Cry Havoc ?
-Sept concerts environ, dont un au festival en plein air de Fribourg. Un très bon souvenir d'ailleurs !
-Qu'as tu fais après Mopo Mogo, Le Curé De La Lune, Cry Havoc ? Encore de la musique ou tu as changé complètement de vie ?
-Je continue dans la musique et j'ai d'ailleurs un vrai/faux live à te faire écouter, Mopo Mogo 2005, "Live dans un espace punk". Pour ce qui est du changement de vie, celui ci est arrivé tout seul si je puis dire, vu que je suis papa de deux enfants autistes, Nicolas 16 ans et Alexis 11 ans.
-Comment as-tu atterri en Bourgogne ?
-Très jeune, je me suis intéressé aux arts martiaux et même durant les années 80, je m'entraînais régulièrement avec mon nunchaku et mon bo. La pratique de la méditation m'a conduit aux temple des milles Bouddhas en Bourgogne où j'ai connu la future maman de nos deux autistes.
-Qu'est ce que tu penses du mouvement punk maintenant ?
-Et bin, disons que j’en pense pas grand-chose, vu que ma vie a tellement changé depuis 25 ans. Je
suis "largué" comme on dit. De plus, avant la naissance de Nicolas et Alexis, j’ai consacré beaucoup de temps à la méditation et à l’étude de la philosophie orientale et plus particulièrement au bouddhisme tibétain. Et c’est seulement ces 5 dernières années que via internet je m’informe un peu plus sur tout. L’éducation des autistes est très compliquée, je pourrais dire était très compliquée, parce que maintenant que Nicolas est plus grand, beaucoup de choses sont plus faciles, part rapport aux changements, aux interdictions, aux rituels autistiques comme cela est appelé dans le jargon psychologique.
-Est ce que tu as un petit mot à dire à ceux qui vont écouter ton disque ?
-Merci en premier lieu, parce qu’il est toujours agréable d’être apprécié dans une œuvre artistique... Et si je pouvais laisser un message je dirais comme je le chante dans une compo punk hardcore de maintenant : "You can appreciate your Life". C’est une phrase que j’ai tiré d’un des livres de Chögyam Trungpa Rinpoché : Shambhala. The Sacred Path of the Warrior (le titre en français est : Shambala. la voie sacrée du guerrier).

A1_Pouvoir
A2_Fuck-Off
A3_Création
A4_Pouvoir (version 2)

B1_Travailler pour mieux crever !
B2_Fuck-Off (live)
B3_Religion (s)
B4_Sur ta gueule
B5_Assez ! Assez !
B6_L.S.D.

A1 & A2 enregistré en 1982 (single)
A3_enregistré en 1983
A4 enregistré en 2003
B1 à B6 enregistrés live à Munster en 1983

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MARIONETZ - Wir Sind Die Marionetz EP


Un combo allemand formé à Munich en 78 par Sigi Pop (vocals, bass), Günther Beyer (guitar), Tommy Davis (vocals) & Biffi (drums). Des divergences musicales apparaissent Tommy & Biffi veulent s'éloigner du punk pour un rock plus sophistiqué, ils quittent la formation en 79. Christian Trautner alias Early Ledder (drums) intègre la formation en 80, le trio enregistre son premier EP... German Punk Nugget.


A1_Wir Sind Die Marionetz
A2_Gas Gas Gas
B_Trunkenbold

(1980)

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mercredi 16 août 2017

THE ENEMY - 50 000 Dead EP


Quartet de Derby formé début 80, le line-up se stabilise en 81 avec Mark Woodhouse (vocals), Steve Mellors alias Mez (guitar), Steve O'Donnell (bass) & Mark Herrington (drums). Le groupe se produit localement et rencontre un succès qui les décide à enregistrer leur premier single sur leur propre label Tin Tin...

A_50 000 Dead
B1_Society's Fool
B2_Neutral Ground

(1981)

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ONE WAY SYSTEM - No Entry EP



Combo de Fleetwood, Lancashire, formé en 1978. Le line-up se stabilise en 80 avec Gavin White (vocals),  Dave Ross (guitar), Craig Haliday (guitar), Gaz Buckley (bass) & Tom Couch (drums). OWS sort son premier EP en 1982 sur le label local Lightbeat Records. Pas encore le son dévastateur qui en fera une légende, mais un EP brillant dans l'esprit de UK Subs...UK 82 gem.

A_Stab The Judge
B1_Riot Torn City
B2_Me & You

(1982)

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mardi 15 août 2017

SADO-NATION - Sado-Nation EP



Combo de  portland, Oregon, formé en 1978 par David Cortboy (guitar), Leesa Anderson (vocals), Dave Propp (bass) & Chuck Arjavac (drums). Leur EP produit par Greg Sage parait en 1980 sur le label des Wipers Trap Records. North West punk gem.

A1_I'm In Trouble
A2_Gimmie You
B1_On Whom They Beat
B2_Mom & Pop Democracy

(1980)

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AK-47 - The Badge Means You Suck / Kiss My Machine



Groupe texan formé à Houston en 1979. Le line-up: Tim Fleck (vocals) qui a succédé à Andre le cousin du bassiste, Stewart Cannon alias Neutron Stew (guitar), Harry Leverette alias Raton Pi (guitar), Jim Crane (bass) & Sleepy (drums) enregistre cet unique single en 80, "The Badge Means You Suck" est inspiré d'un autocollant menaçant utilisé par la police de Houston "The Badge Means You Care". Dès la sortie du single, l'aasociation des officiers de Police de Houston porte plainte et demande un million de dollars de préjudice, AK-47 se sépare immédiatement, le tribunal abandonne les poursuites car les surnoms utilisés sur la pochette ne permettent pas de déterminer clairement les coupables. Cette publicité au prix d'une sueur froide leur permet d'écouler dans la foulée une seconde édition..Must have.

A_The Badge Means You Suck 
B_Kiss My Machine

(1980)

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V/A - KILLED BY DEATH # 8 ½


Un huitième volume paru en 1995 qui ouvre la sous série "All American Punk No Foreign Junk", un elixir de punk rock américain qui a permis de révéler bon nombre de "tueries" dont seuls quelques collectionneurs pouvaient farfouiller les entrailles. Must Have.

V/A: KILLED BY DEATH # 8 ½

A1_Toxin III - I Rock I Ran (USA, 1982)
A2_Seizure - Frontline (USA, 1978)
A3_Cosmetics - Twinkie Madness (USA, 1980)
A4_Reactors - L.A. Sleaze (USA, 1979)
A5_Haskels - Takin' the City By Storm (USA, 1980)
A6_Dow Jones & The Industrials - Can't Stand the Midwest (USA, 1980)
A7_Crucified - Let the Kids Play (USA, 1977)
A8_Uncalled 4 - Grind Her Up (USA, 1979)
A9_Snuky Tate - Stage Speech (USA, 1979)

B1_Public Disturbance - S & M (USA, 1983)
B2_Vast Majority - I Wanna Be a Number (USA, 1980)
B3_Styphnoids - Mom's a Fake (USA, 1980)
B4_Turnbuckles - Super Destroyer Mark II (USA, 1981)
B5_Shit Dogs - Killer Cain (USA, 1981)
B6_John Vomit & the Leather Scabs - Punk Rock Star (USA, 1978)
B7_Latin Dogs - Killed In Jail (USA, 1983)
B8_Insults - Population Zero (USA, 1979)
B9_Matchheads - Pearl Harbor (USA, 1981)
B10_Matchheads - Fat Bitch (USA, 1981)

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LOS PUNK ROCKERS - Los Exitos de Sex Pistols


Un passage obligatoire au rayon culturel du supermarché et hop un disque des Sex Pistols dans le caddie, un produit d'un des labels de la grande distribution. Des chansons des Sex Pistols à moindre coup. Une spécialité des pays pas franchement développés dans le rock, de même en France on écoutait Keith Slade & The Vamp Orchestra à la place des Rolling Stones!!! Pour le consommateur moyen guère d'incidence. Un disque tout de même bien marrant, musicalement plutôt faible, la fuzz cache-misère,  des chorus pitoyables sans la performance du chanteur ce serait inaudible. On parle du groupe prog Asfalto?? Le chanteur est assurément la perle, il se veut plus punk que Johnny Rotten, c'est souvent le cas dans ces fakes... No Fiouteur...Spanish fake.

LOS PUNK ROCKERS - Los Exitos de Sex Pistols (1978)

A1_Holidays In The Sun
A2_Bodies
A3_No Feelings
A4_Liar
A5_God Save The Queen
A6_Problems

B1_Seventeen
B2_Anarchy In The UK
B3_Submission
B4_Pretty Vacant
B5_New York
B6_EMI

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DIE SALINOS - Presentiert Von The Küchentheater EP


Un collectif de Geselkirchen, au nord d'Essen, dont la formation fluctuante est difficile à établir, les membres stables semblent être: Christian Tollmann frère de Gottfried Tollmann du "Fred Banana Combo", Achim Weber, Rocco Niedzela, le futur artiste plastique Bert Gossen & Gert Posny. Les Salinos se forment en 1977 et sont le chaînon entre la nouvelle vague et les collectifs kraut rock comme Ton Steine Sterben, Kollektiv Rote Rübe, Floh de Cologne et bien d'autres. Le groupe évolue autour de Jürgen Kramer et John Stüttgen, tous deux élèves de Joseph Beuys dont ils forment la branche locale de sa "Free International University", les Salinos sont le pendant musical voire théâtral, le chorus punk de ce bouillonnement intellectuel émanant de Fluxus. Great early german Artpunk.

A1_I Don't Like You
A2_Frühschichtbaby
A3_Meine Freundine

B1_Nein Nein Nein
B2_Propheten
B3_Müde

(1979)

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TON STEINE SCHERBEN - Warum Geht Es Mir So Dreckig ?



Collectif berlinois formé en 1970 par Rio Reiser alias Ralph Christian Möbius (vocals, guitar, keyboards), R.P.S. Lanrue alias Ralph Peter Steitz (guitar), Kai Sichtermann (bass,) Wolfgang Seidel alias Wolf Sequenza (drums) & Nikel Pallat (saxophone, vocals), groupe phare dans la lignée des krautrockers anarchistes de Floh De Cologne ou de Checkpoint Charlie. Fondamentalement anti-capitaliste, TSS est proche des milieux d'extrême gauche: mouvement des squatters, Fraction Armée Rouge et milite en faveur du mouvement gay allemand. Leurs productions parfois extrêmement agressives leur confèrent à juste titre une certaine paternité du punk allemand, leurs disques sortent sur leur propre label "David-Volksmund-Produktion" résolument underground et encore en activité http://www.tonsteinescherben.de/
"Warum Geht Es Mir So Dreckig ?" est leur premier album paru en 71.Ton Steiner Scherben splitte en 1985 après de nombreux changements de line-up. Rio reiser décède en 96.


TON STEINE SCHERBEN - Warum Geht Es Mir So Dreckig ? (1971)

A1_Ich will nicht werden, was mein Alter ist 
A2_Warum geht es mir so dreckig 
A3_Der Kampf geht weiter 
A4_Macht kaputt, was euch kaputt macht 

B1_Mein Name ist Mensch 
B2_Sklavenhändler 
B3_Alles verändert sich 
B4_Solidarität 

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THE ACCELERATORS - The Accelerators EP


Un groupe de Rythm & Blues de Liverpool qui existe depuis 1975 "The Bingle Blues Band" qui devient "The Accelerators" en 77, un unique EP autofinancé en décembre 79. Le line-up: Chris Martin alias Chris Sensitive (vocals), Martin Smith alias Martin Accelerator (guitar), Kathy Freeman alias Kathy Apathy (guitar), Tony Doyle alias Tony Monotony (vocals, bass) & Brian Harcombe alias Brian Damage (drums).
Un titre du groupe "Radio Blues" figure sur l'anthologie compilée par John Peel "Street To Street - A Liverpool Album" (Open Eye Records, 1979)...


A1_Popguns and Green Lantern
A2_Liberate the Night
A3_Broken Promises
B1_Reason for Treason
B2_Telepathic Romance
B3_This is Your Life

(1979)

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KIDZ NEXT DOOR - Kidz Next Door


The Single
Quartet londonien formé en 1979 par le frère de Jimmy Pursey (Sham 69) Robbie (vocals), Steve Hope-Wynne (guitar), Grant Flemming (bass) & Pete Woodley (drums). Les Kidz Next Door ne sortent qu'un unique single "What's It All About / Kidz Next Door" sur Warner Bros en novembre 79 produit par Jimmy Pursey, le combo dans une mouvance street punk proche de Sham 69 se produit jusqu'en 80 ouvrant pour les Jam, UK Subs ou Cockney Rejects avant de disparaître...Rave Up édite en 2011 cette anthologie incluant la totalité des enregistrements studio et du matériel live enregistré le 12 février 1980 en première partie des Jam...Another great document by Rave Up.




KIDZ NEXT DOOR - Kidz Next Door (1979 - 80)

A1_Kidz Next Door
A2_What's It All About
A3_Images
A4_Lifetime Of School
A5_When I Look In Your Eyes
A6_Monopoly
A7_I'm Alright Jack
A8_Serious

B1_Payday Today
B2_Up With The Joneses
B3_I'm Alright Jack
B4_Get Off Of My Cloud
B5_Borstal Breakout
B6_What's It All About

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THE WALL - New Way EP


Combo de Sunderland formé début 78, le premier line-up est Andy Griffits (bass, vocals), John Hammond (guitar), Bruce Archibald (drums) & Ian Lowery (vocals, guitar). C'est cette formation qui enregistre le "New Way" EP pour Small Wonder Records. Un succès mineur apprécié et diffusé par John Peel dans son "Radio 1 Show". Great brit punk.


A_New Way
B1_Suckers
B2_Uniforms 

(1979)

FAST CARS - The Kids Just Wanna Dance / You're So Funny


Combo de Manchester formé en 1977 par les frères Steve (vocals) et Stuart Murray (bass), Haydn Jones (guitar) & Tony Dyson (drums). Comme le nom du groupe l'indique, le quatuor est fortement influencé par les Buzzcocks, après le projet avorté d'un EP en 78 Haydn est remplacé par Craig Hilton. Les Fast Cars apparaissent sur la compilation "A Manchester Collection" (Object, 1979) avec deux titres vigoureux "Why" et "What Can I Do?" enregistrés fin 78. Leur unique single sort en octobre 79 sur Street Ahead Records...Brit pop / punk nugget.

A_The Kids Just Wanna Dance
B_You're So Funny

(1979)

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FIRE EXIT - Time Wall / Talkin' About Myself


Combo écossais formé fin 77 à Glasgow par Gerry Attrick (vocals), Brian Kerr (guitar), Bill Holland (bass) & Andy Maxwell (drums). Produit par Pat Collier (Vibrators), leur unique single parait en août 79 sur Timebomb Records. Fire Exit splitte en 80. Scottish punk nugget.

A_Time Wall
B_Talkin' About Myself

(1979)

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NEWTOWN NEUROTICS - Hypocrite / You Said No


Trio formé fin 1977 à Harlow, Essex, par Steve Drewett (vocals, guitar), Colin Dredd (bass) & Tig Barber (drums). En 79, ces fans des Ramones rejetés par Small Wonder créent leur propre label No Wonder Records. "Je pense que Harlow a décliné à l'époque où le groupe s'est formé, la ville vantait un bon environnement et de bons logements, une bonne qualité de vie avec des espaces pour les activités sportives. Harlow était surnommé la ville des landaus compte tenu de la forte natalité. Les enfants sont devenus des adolescents dans un désert culturel. En réalité, les véritables névrosés de la ville nouvelle étaient les parents qui avaient quitté leur tissu social dans l'espoir de meilleurs logements et de plus d'espace, isolation et frustration ont commencé à s'insinuer...Nous ne voulions pas partir mais chanter sur le sujet" (Steve Drewett). J'ajouterai que nous sommes une palanquée à avoir subi les rêves de "Prisunic" de nos parents...
Great single.

A_Hypocrite
B_You Said No

(1979)

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V/A - LE ROCK D' ICI A L'OLYMPIA


La crème des groupes français pour trois nuits punk à l'Olympia en 1978. "Les boites de disques se font la guerre, c'est un peu nous ou Starshooter, les deux seuls groupes à figurer sur une major. Le concert est trafiqué du début à la fin, et le disque live qui sortira est lamentable. Pour l'anecdote, on peut y entendre une annonce pour Starshooter, alors que le public applaudit pour nous" (Jacno, Stinky Toys).
"Pour tuer le temps, on picole, ce qui ne va pas nous aider à assurer. Entre-temps, le bordel général débute dans la salle, les sièges se mettent à voler, le bar est pillé, sur scène il y a Starshooter..." (Eric Debris, Métal Urbain). Salle mise à sac, régie hors d'usage, organisation merdique, prestations foireuses, ça ressemble bien à du punk rock. Anecdotique.

V/A: Le Rock d'ici à l'Olympia (1978)

01_Marie et les Garçons + Les Divines - Rien à dire
02_Stinky Toys - Plastic Faces
03_Diesel - Tout p'tit Rock 'n Roller
04_Bijou - OK Carole
05_Bijou - Vie, mort et résurrectiond'un groupe passion
06_Electric Callas - I Wanna Be Your Dog
07_Lou's - No Escape
08_Starshooter - 35 tonnes
09_Asphalt Jungle - Asphalt Jungle
10_Guilty Razors - Wake Up

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lundi 14 août 2017

METAL URBAIN - Panik / Lady Coca Cola


Groupe parisien fondé en 1976 par Eric Daugu alias Eric Débris (synthé), Jean-Pierre Zinc alias Zip Zinc (synthé) & Eric Feidt alias Ricky Darling (guitare) fortement influencé par le traitement sonore effectué par Eno au sein de Roxy Music, David Bowie, Hawkwind..."L'objectif du début est vraiment de ne rien avoir de naturel, la voix passe systématiquement à travers un synthé et les sons de guitare passent par des filtres." (Eric Débris). Clode "Panik" Peronne (chant) rejoint le trio, Métal Urbain donne son premier concert au Golf Drouot en décembre 76, le public peu habitué à un tel déluge réagit en balançant des projectiles, baston générale. Le groupe enregistre son premier single au studio Davout qui sort en mai 77, Ricky Darling quitte Métal Urbain pour rejoindre Asphalt Jungle un mois avant la parution de "Panik", les frères Boulanger, Patrick alias Pat Luger (guitare) & Jean-Louis alias Hermann Schwarz ex-Man Ray (guitare) intègrent le groupe. Agression sonore ahurissante, les Sex Pistols croisent Neu. 


A_Panik
B_Lady Coca Cola

(1977)